Mon Voyage Littéraire dans l’Architecture

Et si je vous disais que j’ai participé à un concours d’écriture sur l’architecture ? Entre mon désir d’en apprendre plus sur l’architecture et mon besoin d’affiner ma plume, j’ai récemment participé à un concours d’écriture sur l’architecture. Je vous donne les détails dans cet article et surtout à la fin je vous fais découvrir ma proposition. Bonne lecture !

Prix Henry Jacques Le Même

Lorsque mon amie m’a parlé de ce concours j’ai tout de suite voulu en savoir plus. Il s’agit du concours d’écriture Jacques Le Meme proposé par la Société Française des Architectes

Pour cette sixième édition, l’esprit du concours a été proposé : un lieu dont le choix est libre, un texte qui propose une analyse, une compréhension fine, la mise en valeur du lieu, un rapprochement entre l’art d’écrire et l’art d’édifier.

En résumé, c’est de l’architecture à la lettre, un lieu décrit, raconté, sublimé ou critiquer à travers un texte qui doit proter le public.

Qui est Henry Jacques Le Même ?

Avant de vousprésenter ce que j’ai présenté pour ce concours, je vous laisse découvrir qui est Henry Jacques le Meme en quelques mots et pourquoi ce concours porte son nom.

Henry Jacques Le Même était un architecte français, né en 1897 et décédé en 1997. Il est surtout reconnu pour son apport dans l’architecture moderne de stations de sports d’hiver. Parmi ses réalisations les plus célèbres, il est l’auteur de nombreux chalets à Megève, une station de ski dans les Alpes françaises. Le Même est considéré comme l’inventeur du chalet moderne de montagne, un style qui a par la suite été adopté et adapté dans diverses régions montagneuses à travers le monde.

Son travail se caractérise par une grande attention à l’intégration de l’architecture dans le paysage montagneux et l’utilisation de matériaux locaux. Il a su combiner les méthodes traditionnelles de construction de chalets avec les principes de fonctionnalité et d’esthétique modernes, ce qui a donné naissance à des créations à la fois innovantes et respectueuses de l’environnement alpin. Le Même a également conçu le premier téléphérique de Megève, contribuant ainsi au développement de la station en tant que destination de ski.

Henry -Jacques Le Même a su cultiver, avec intelligence et volonté, sa force créative : un modèle en son genre, de grande générosité de surcroît. C’est en reconnaissance de l’homme et en remerciement de son legs que la Société française des architectes consacre un prix à sa mémoire.

Ma proposition – (Re)découverte d’un chef d’oeuvre au Cameroun

La décision concernant le lieu à présenter s’est imposée à moi en un instant, un lieu non seulement à exposer mais également à « raconter ». Il m’était impossible de ne pas évoquer cette merveille artistique nichée au Cameroun, au sein du peuple Bamoun. C’était l’opportunité parfaite de me replonger dans ce lieu que j’avais observé de loin lors de la célébration du Nguon en 2018, et qui avait éveillé ma curiosité.

Avant d’entamer la rédaction, j’ai mené des investigations approfondies, désireuse de fournir un contenu riche et substantiel. Avec l’aide de mon amie, Ing. Elisabeth NTSAMA, j’ai réussi à établir un contact avec l’architecte du projet ainsi qu’avec un des Princes du Royaume Bamoun. Leurs réponses et la multitude de ressources partagées ont été inestimables. Je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui ont contribué à enrichir mon texte.

Je ne me compare pas à une écrivaine professionnelle, mais j’ai fait de mon mieux pour capturer et transmettre les sensations, vibrations, et émotions que ce lieu emblématique pourrait susciter chez toute visiteuse ou tout visiteur, tout en rendant hommage à sa signification symbolique profonde.

Qu’est ce que je retiens de cette participation ?

Je n’ai pas remporté le Prix. Néanmoins,  je ressens une grande joie d’avoir soumis mon texte. D’une part, je suis fière d’avoir consacré du temps à la recherche sur cet édifice emblématique, redécouvrant ainsi son essence grâce aux informations collectées. D’autre part,j’ai pu saisir  cette opportunité pour partager avec un large public la culture de mon pays, la culture du peuple Bamoun et ses trésors.

J’ai aussi reçu des retours constructifs sur mon texte de la part d’un paysagiste que j’estime grandement. Il m’a confirmé avoir bien perçu la symbolique et la richesse culturelle du lieu à travers mes mots, ce qui était encourageant. Néanmoins, il m’a conseillée de peaufiner mon regard d’architecte, ce qui enrichira ma capacité à explorer des domaines à l’intersection de l’art, de la création et de la technique, et de décrire plus minutieusement les lieux, n’hésitant pas à en critiquer les aspects moins positifs.

Il a souligné : « Ton discours est dithyrambique. Tu aurais pu mettre en lumière le fait que le lieu, bien qu’incarnant un objet chargé de symboles, ne remplit pas pleinement sa fonction et semble mal intégré à son contexte. »

Cette critique, que j’ai trouvée très à propos, m’a donné matière à réflexion pour mes futurs écrits. En attendant, je vous invite à découvrir mon texte dans un autre article spécialement consacré, et je suis ouverte à vos commentaires.

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